Forum Là-Bas -
       
Goldman dans la presse : Aucun flux disponible
  Forum Là-Bas Index du Forum  
Ça s'est passé un 16 Dcembre : 1985 : Concert à  Paris - Zénith - Tournée Deuxième Visite / 1988 : Concert à Strasbourg - Tournée EGCEGF
Bonjour Guest
La date/heure actuelle est Sam 16 Déc 2017, 01:46
Toutes les heures sont au format UTC + 2 (DST en action)
Voir les nouveaux messages depuis votre dernière visite
Voir les messages sans réponses



Modérateurs: Là-bas'Modos
Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet Voir le sujet précédentVoir le sujet suivant
Page 27 sur 27 [396 messages]   Aller à la page: Précédente 1, 2, 3, ..., 25, 26, 27
     Mes trucs....    
may


Inscrit le: 03 Aoû 2004
Messages: 123
Localisation: entre ciel et terre.....
Sexe:
Age: 41 ans
Nombres de coupes: 4 
Voir le profil de l'utilisateurEnvoyer un message privéMSN Messenger
Message  Posté le: Mar 14 Nov 2006, 11:56   Revenir en haut de page Aller en bas 
Un alexandrin est un vers français composé de deux hémistiches (ou sous-vers) de six syllabes chacun, soit douze au total. La sixième syllabe, c'est-à-dire la dernière du premier hémistiche, correspond à la césure qui, en métrique classique, est le lieu de contraintes spécifiques.

Selon Lancelot (1663), « il n'est pas necessaire que le sens finisse à la Cesure [...] mais il faut [...] qu'on s'y puisse reposer », ce qui implique par exemple que des « particules » comme qui, je ne peuvent y apparaître. De même, le substantif et l'adjectif ne peuvent figurer de part et d'autre de la césure. D'autre part, si le sens continue après la césure, « il faut qu'il aille au moins jusques à la fin du vers ». Enfin, l'e muet (ou féminin) en est banni. Il peut par contre apparaître à la syllabe suivante, pour autant qu'il soit élidé.


Voilà pour la petite particularité de l'alexandrin....

Plus de détails ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandrin
C.L.


Inscrit le: 17 Mar 2005
Messages: 957
Sexe:
Age: 43 ans
Voir le profil de l'utilisateurEnvoyer un message privé
Message  Posté le: Mar 14 Nov 2006, 12:14   Revenir en haut de page Aller en bas 
Yop,

merci toute les deux,

Oh la, fraudra que j'etudie ça de plus à la maison !

Alors question, est-ce que Amsterdam de Brel est ecrit en Alexandrin ? ... cesure, substantif....

et c'est quoi "l'e muet" !?
Il n'est pas non plus obligé que la derniere syllabe d'une hemistiche rime avec je ne sais qu'elle autre syllabe ?

"Il n'est pas necessaire que le sens finisse à la Cesure" il s'agit bien du sens de "l'idée" du vers ?


Qui peut me donner un exemple des plus connus ?
Merci.
may


Inscrit le: 03 Aoû 2004
Messages: 123
Localisation: entre ciel et terre.....
Sexe:
Age: 41 ans
Nombres de coupes: 4 
Voir le profil de l'utilisateurEnvoyer un message privéMSN Messenger
Message  Posté le: Mar 14 Nov 2006, 12:52   Revenir en haut de page Aller en bas 
Alors oui je pense qu'Amsterdam est écrit en alexandrin avec une césure schématisée par la virgule en milieu de phrase, et chaque partie de la phrase a un sens, même sans lire la suite.

Le "e" muet se prononce quand il est suivi d'une consonne, et s'élide ( ne se prononce pas) quand il est suivi d'une voyelle ou bien qu'il est situé à la fin d'un vers.

Voici venir les temps / ou vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évanouit / ainsi qu’un encensoir
Les fleurs et les parfums / tournent dans l’air du soir
Valse mélancolique / et langoureux vertiges


C.Baudelaire, Harmonie du soir, Les Fleurs du Mal

Et plus encore ici: http://www.toutapprendre.com/minicours.asp?4608
Greg

Administrateur


Inscrit le: 24 Juin 2002
Messages: 8629
Localisation: Perpignan
Sexe:
Age: 40 ans
Voir le profil de l'utilisateurEnvoyer un message privéVisiter le site web de l'utilisateur
Message  Posté le: Mar 14 Nov 2006, 13:07   Revenir en haut de page Aller en bas 
Une célèbre chanson en Alexandrin :

Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève
La plainte douloureuse d'un chien qui aboie
Le silence inquiétant qui précède les rêves
Quand le monde disparu l'on est face à soi

Les frissons où l'amour et l'automne s'emmêlent
Le noir où s'engloutissent notre foi nos lois
Cette inquiétude sourde qui coule en nos veines
Qui nous saisit même après les plus grandes joies

Ces visages oubliés qui reviennent à la charge
Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre cent fois
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

Ces paroles enfermées que l'on n'a pas su dire
Ces regards insistants que l'on n'a pas compris
Ces appels évidents ces lueurs tardives
Ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit

Ces solitudes dignes au milieu des silences
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés

Ces liens que l'on sécrète et qui joignent les êtres
Ces désirs évadés qui nous feront aimer
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
C.L.


Inscrit le: 17 Mar 2005
Messages: 957
Sexe:
Age: 43 ans
Voir le profil de l'utilisateurEnvoyer un message privé
Message  Posté le: Mar 14 Nov 2006, 14:16   Revenir en haut de page Aller en bas 
Yop,

Merci de vos reponses, je me tente à ecrire des textes en Alexandrin en ce moment...
A vrai dire je ne me poser jamais la question au prealable... On va donc etudier ça...
may


Inscrit le: 03 Aoû 2004
Messages: 123
Localisation: entre ciel et terre.....
Sexe:
Age: 41 ans
Nombres de coupes: 4 
Voir le profil de l'utilisateurEnvoyer un message privéMSN Messenger
Message  Posté le: Mar 14 Nov 2006, 16:15   Revenir en haut de page Aller en bas 
En voilà un autre, plus poésie classique


Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver,
D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s'élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume.

Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
Jette fidèlement son cri religieux,
Ainsi qu'un vieux soldat qui veille sous la tente!

Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits,
Il arrive souvent que sa voix affaiblie

Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie
Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts,
Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts.


C.Baudelaire,La cloche fêlée
 
Montrer les messages depuis   Trier par   
 
Page 27 sur 27 [396 messages]   Aller à la page: Précédente 1, 2, 3, ..., 25, 26, 27
Poster un nouveau sujet  Répondre au sujet Voir le sujet précédentVoir le sujet suivant



Afficher la légende
Sauter vers:  

  Copyright  
   

[ Temps : 0.5349s ][ Requêtes : 17 (0.0211s) ][ Débogage actif ]